LOUIS CROUVEZIER


Louis CROUVEZIER

« L’équipe compétition » du TSR dans les années « 70 »

Évoquer la mémoire de Louis CROUVEZIER, c’est remonter aux premières années du Tir Sportif Rhodanien (TSR), donc les années 1970. En effet il fut un des tout premiers à s’inscrire à ce club tout fraîchement fondé en avril 1971. 

Il était originaire des Vosges où il avait travaillé comme ingénieur dans l’industrie textile à Cernay. Proche de la retraite mais atteint de maladie, il lui fut conseillé de profiter pour « le temps qui lui restait à vivre» d’un climat plus clément que celui des Vosges. 

C’est ainsi qu’il s’installa à Chabeuil en compagnie de son épouse et …… qu’il reprit goût à la vie grâce au climat sûrement, mais aussi, du moins le supposons nous, à son adhésion au TSR et à sa passion pour le tir. En catégorie Séniors 3, il participa à toutes les compétitions et eut même le plaisir de représenter le club à un Championnat de France à Marseille.

 Au Championnat de Ligue en 1972

Il s’impliqua à fond dans la vie du club. Il en fut secrétaire de 1974 à 1976. Il s’acquitta de cette tâche avec la rigueur bien connue des «gens du Nord » ce qui contribua, n’en doutons point, à renforcer la bonne image du club à l’époque où nous forgions les plans pour la réalisation d’un stand de tir « digne de ce nom ». Et il est incontestable que ses démarches auprès des divers services, ajoutées à bien d’autres interventions et argumentations ont dû également « peser d’un certain poids » en faveur de ce projet! 

Lors de l’Assemblée Générale de 1976 il était question d’élire un Président susceptible de finaliser le projet de ce stand. Il se présenta et il semblait être tout désigné…… on lui préféra Georges BONNET, un entrepreneur ou encore architecte. Louis CROUVEZIER en fut blessé mais ne le montra pas. 

Le décès de sa femme lui fit prendre la décision de rentrer «chez lui» à Cernay. Puis, sa maladie s’aggravant, il nous demanda de lui rendre visite afin de nous faire don de ses carabines air comprimé. Roland DUMAS, secrétaire du club, m’accompagna pour ce voyage. Nous fûmes reçus par un homme qui manifestement préparait son «dernier voyage». Pourtant, à la soirée restaurant à laquelle il nous convia, il nous laissa l’image de l’homme serein que nous avions connu.

Il nous quitta peu de temps après, mais ses carabines furent encore bien longtemps en service entre les mains de nos jeunes de l’École de Tir.

Louis CROUVEZIER était un homme de Bien.  

Jean-Claude PABST